 Une idée saugrenue m'est venue il y a quelques semaines : que pensent donc les chroniqueurs de metal ? Ils sont là à chroniquer, à interviewer, ils parlent en fin de compte d'eux-mêmes sans le savoir. C'était donc une bonne raison de les questionner, eux, qui participent à rendre visibles et audibles les groupes que l'on écoute. Bien du monde a répondu à l'appel ! Ainsi, voici dans l'ordre des réponses reçues, Gabsk de Nihilistic Holocaust, Chris de Thrashocore, Jim de Putrefactive Effect Zine (papier), Venom de Bells of Armageddon, Prince de Lu de Violent Solutions, Oliiv de Foedus Aeternus Zine (papier) et Alexis d'U-Zine. Des réponses contrastées !
Guudrath : J'ai appris dans mes cours de psychologie que les psychotiques évacuaient le complexe de castration par le biais de l'art et de l'écriture notamment. Chez moi ça marche assez bien. Des fois, on se fait royalement chier à écrire une chronique, mais des fois c'est le pied non ? Que vous procure l'art d'écrire ?
Gabsk : Faire couler toute la morbidité et la prose purulente accumulées intérieurement. Sinon le simple fait de donner son avis sur un disque, de bien le tourner peut être sympa... En fait écrire une chronique, quand tu en as vraiment envie, c’est une superbe façon d’envoyer toute la purée et d’exprimer des émotions assez profondes... C’est déjà pas mal.
Chris : C’est vrai que dans l’ensemble c’est vraiment jouissif de s’exprimer sur un album, qu’il m’ait marqué ou non. Dans tous les cas, ça permet de bosser son expression écrite, et quand la chronique est terminée je t’avoue que je suis toujours un peu soulagé :p Mais le risque est de tomber avec l’habitude dans la routine des tournures de phrases, et j’essaye d’éviter au maximum cela, pas toujours évident... Le plus jouissif en fait, te dira n’importe quel chroniqueur, c’est pas quand l’album est excellent, mais quand il est réellement à chier et qu’aucune étincelle de compassion ne permet de sauver l’album : alors LA c’est royal, tu peux t’amuser aux pires métaphores pourries, à des insultes dont quelques commentaires désobligeants sur le métier de la mère du guitariste... ou alors tu fais une chronique à la con comme on les aime chez nous !
Jim : Oui c’est exact, des fois il m’est impossible de débuter une chronique, impossible d’aligner trois mots. Et d’autres fois tu appuies sur play et boum tu écris la chronique dans la foulée, ça, on peut dire que c’est le pied, c’est sûr.
Venom : Je ne fais pas de la littérature. Je présente des groupes et des disques. Point.
Prince de Lu : Je n'ai jamais pu blairer les psychologues et je ne suis pas castré, merci. Pour moi, écrire est surtout une question de disponibilité personnelle. Des fois j'aime bien glander, d'autres fois j'écris en quantité. Après je ne me considère pas comme un écrivain, donc je n'analyse pas spécifiquement tout ça.
Oliiv : Dans mon cas, c’est peut-être une putain de thérapie, j’en sais rien, mais ce qui dicte cela c’est toujours et encore la passion, de toute façon je ne fonctionne que comme ça, tout ou rien, pas de demi-mesure ou d’excuse, la tête la première dans le mur, puis direction l’hosto pour voir si on peut encore recoller les morceaux. L’écriture permet de me défouler, même si à la base, en bon « professionnel », je vide mon sac en fonction de ce que la musique m’inspire. Rien de bandant, l’alcool aidant cependant.
Alexis : Je ne peux pas vraiment dire que je prends mon pied à écrire mais il est vrai que ça procure un certain plaisir (de voir aussi son œuvre visible sur le net, ça fait plaisir aussi). Je trouve que j’écris correctement mais je n’ai pas une plume en or, donc je vous laisse comprendre la suite... Pour ce qui est de se faire chier, oui, ça m’est arrivé plus d’une fois mais ça ne m’arrive heureusement pas très souvent.
G : Pourquoi avoir choisi le zine pour lequel vous écrivez ?
Gabsk : Parce que c’est le mien !!! Espèce de salopard, tu as déjà essayé de me détourner et me débaucher pour participer à ton zine Black Métal de tarlouzes (ah ah) et maintenant tu insistes en me demandant le pourquoi du comment ! Vengeance sera grondante et terrible ! Gares à tes fesses petit Gout-de-rat !! (NdG : je n'oublierai pas de ne plus te demander de répondre à mes questions surtout, la prochaine fois ahah). Plus sérieusement, j’ai créé mon zine car à l’époque ça se passait comme ça, c’était pas si courant de contribuer à un autre zine, et il fallait tomber sur des personnes de confiance, par courrier c’était plus compliqué à détecter, donc j’ai fait le mien...
Chris : Parce que c’est mon bébé, et que j’ai pas fini de rembourser toutes les traites dessus. Et parce qu’on a une superbe équipe, avec des gens excellents et motivés, et c’est ça qui moi me motive... d’avoir pu laisser de coté certaines tâches fastidieuses (programmation HTML, gestion de labels avec trop promos) m’a aussi permis de souffler et de reprendre goût à l’art de la chronique, quand ma vie privée faisait que j’aurais pu tout arrêter... mais je reste, toujours motivé ! Et j’insiste sur l’équipe fabuleuse dont est composé Thrashocore, il y a une excellente ambiance et des gens géniaux qui me donnent envie de continuer l’aventure encore des années... Et l’arrivée de petits nouveaux suite au départ d’autres met toujours un peu de baume au cœur de l’antédiluvien que je suis devenu !
Jim : Oh c’est simple je suis l’éditeur du zine, je fais tout, tout seul. Il arrive que je demande à des connaissances de rédiger un live-report, ou bien Gab de Nihilistic me file une intie. A la base je ne connaissais pas beaucoup de zines orientés death metal et brutal death, alors je me suis lancé. Evidemment je ne suis pas fermé aux autres styles donc jusqu’à présent des groupes comme Hellspirit (black thrash), The Bottle Doom Lazy Band (dooooom), Harkonin (black metal) sont apparus dans mes pages ainsi que des chroniques de grind, doom, tHrash (j’insiste sur le H) ou heavy. Par contre les trucs metalcore et autres sympho goth machinchose, pas la peine d’y penser.
Venom : Simplement parce que c'est le mien que j'ai créé avec Zombi, qui s'occupe de toute la partie technique du site.
PdL : Comme je l'ai expliqué, je n'ai pas vraiment choisi. Le ciel s'est ouvert et un gros doigt lumineux (le majeur, je crois) est apparu et m'a pointé tandis qu'une grosse voix tonnait "Toi là, tu fais quoi ces prochaines années ?". C'est juste une question d'opportunité.
Oliiv : C’est un processus ma foi fort naturel, tu te rends compte qu’un mec de ton patelin a acheté une guitare, vous discutez un peu, vous échangez quelques disques, partagez quelques vues idéologies si l’ambiance s’y prête puis allez en forêt... à la rigueur vous prenez le temps d’hurler sous la pleine lune, et un jour sans que tu t’y attendes, il te demande si tu veux faire de la batterie avec lui. Et te voilà embarqué dans une aventure à l’issue incertaine. Mriik, brillant apôtre de notre mère sidérurgie, avait un fanzine, j’avais acheté le premier numéro puis d’autres, et je trouvais que c’était peut-être pas si compliqué de faire ce truc, mais je me trompais haha A la base je considérais la réalisation d’un zine comme quelque chose d’inaccessible, et de tout aussi fascinant. Partant de là, j’ai commencé à faire la couverture du 5ème numéro, puis des chroniques sont venues, puis la mise en page et ainsi de suite, aujourd’hui c’est moi qui réponds à cette interview, tu vois le truc, fierté. Si je suis sage, le maître consentira peut-être à me garder pour la prochaine saison.
Alexis : Parce que je l’ai co-fondé avec un pote, héhé !
G : Vous êtes-vous mis à la production de groupes underground ? Dans mes mains et mes oreilles passent un bon paquet de démos dont je souffre parfois de ne pas les voir soutenues par un label même underground, des choses qui vous arrachent les oreilles. Je n'ai ni les sous, ni le temps pour, malheureusement. Et vous ? Quelles démos adorez-vous et qui restent mal connues (que vous aimeriez même produire) ?
Gabsk : Non, je n’ai malheureusement pas le temps de créer mon petit label... Tu sais j’y pense aussi très fort le soir, dans mon petit lit, tout humide et moite... Je rêve de créer un petit label complètement underground, qui ne sortirait que des démos et splits, aux formats K7 et CDr exclusivement... Un label sans pression commerciale ou extérieure, où tout se passe dans un état d’esprit cool au niveau des trades, où tu n’es pas obligé de stresser car tel groupe ne vendrait pas assez... Mais bon, comme je te l’ai dis je n’ai pas le temps... Dommage (snif). Les démos que j’aime et qui ne circulent pas beaucoup, elles sont assez nombreuses, mais comme d’hab tout ne dépend pas que de la qualité de la musique, il y a les promotion faite par le groupe, le fait que la scène soit réceptive à ce style en ce moment, et plein d’autres...
Chris : J’ai pas les sous ni le temps non plus, on monte un club ? Pas l’envie en fait non plus, je laisse ça à d’autres qui le font très bien. Mon dernier coup de cœur underground pendant qu’on y est, c’est Ixion’s Wheel, un one man band lyonnais de mon ancien chanteur, qui m’a vraiment laissé sur le cul par sa qualité de composition. Je vais pas m’amuser à le produire ou lui booker des dates de concerts mais lui faire un peu de promo ça je peux (ça y est je parle comme Yoda...)
Jim : Si j’avais du pognon je crois que je produirai un paquet de trucs qui m’ont impressionné dernièrement ou qui ont une certaine qualité à mes oreilles : Abominat, No Hand Path, Deviant Surgeons, S:T Erik, The Dead, Forbidden Cult, Banisher, Ydin, Embrional et plein d’autres. Aussi bien en CD, EP, LP et même en tape pourquoi pas. Ce format a une place particulière pour moi. Mes premiers albums achetés, ils étaient au format pro-tapes. Si un jour je laisse tomber le fanzinat je pourrais peut-être me lancer dans la prod et créer mon label Miserykords.
Venom : Les histoires de marketing ne m'intéressent pas. Maintenant, la démo du groupe Morzhol est bien sympa.
PdL : Mes activités ne me laissent pas le temps matériel de m'intéresser à la production. Et puis, je pense que chacun a son rôle. Je soutiens les albums que j'aime de mon côté et j'aurai du mal à être juge et parti. Tu as raison : de nombreuses démos seraient intéressantes à produire, parfois des albums sont carrément prêts mais ne sortent pas. Là, je pense surtout au second album des espagnols de Beelzeb An Emotional State In Black que j'ai eu l'opportunité d'avoir sous la main et qui ne voit pas le jour faute d'un label. Je l'ai chroniqué pour essayer d'aider et c'est certain que c'est frustrant au final de ne rien pouvoir faire.
Oliiv : Comme tu le sais peut-être déjà, Foedus Aeternus qui, à la base, était un fanzine est devenu avec le temps une structure de distribution au niveau le plus bas de l’Underground. C’est encore une fois Eymeric qui gère tout ça malgré son planning de titan. Je dois t’avouer que ce n’est pas un domaine qui m’attire particulièrement, je préfère m’engager davantage dans le fanzine que de trop me disperser à droite, à gauche. Cela ne m’empêche de contribuer ou d’aider si je le peux. Si quelqu’un veut en apprendre davantage, notre site web liste toutes nos productions. Il est possible qu’un jour un groupe me tape dans l’œil et que je tanne mon collègue au point qu’il craque, mais ce sera une sortie à un niveau modeste, car j’estime qu’on est plus une structure de distribution qu’un label tel qu’on l’entend. Pour répondre à ta dernière question, tu dois savoir que les bonnes démos actuelles ne restent jamais longtemps dans l’ombre, si on tient compte de la rapidité et la facilité de diffusion. Cela se répercute malheureusement sur les critères de sélection qui sont, face à la concurrence acharnée, de moins en moins exigeants. Quant aux vieux groupes et démos oubliés, il ne doit plus y avoir beaucoup de perles au fond des tiroirs.
Alexis : Produire des groupes fait effectivement partie de mes rêves, mais l’organisation de concerts passe quand même avant ! Pour répondre à ta question, j’ai eu ma période Pitbulls In The Nursery sinon je n’ai jamais eu un coup de foudre pour une démo (je traite pas non plus des masses avec l’underground).
G : Vous vous qualifiez de chroniqueurs de l'underground ou grand public ?
Gabsk : Je me situerais plutôt dans le grand public... Je chronique plus de 50% de démos, comme c’est un format qui se vend très bien tu pourrais même me qualifier de commercial.
Chris : Ni l’un ni l’autre, mais légèrement plus proche de l’underground, car on chronique quand même beaucoup d’autoprods, et de petits groupes de Brutal Death signés sur d’obscurs labels Sud-Koréens .. Je ne cite personne mais les noms me font rire des fois :p
Jim : Chroniqueur de l’underground... Non même pas, je suis juste un fan qui écrit dans un FANzine.
Venom : Bells est évidemment un zine underground, mais destiné à tous.
PdL : Comme chacun a sa définition du terme "underground" et son échelle de classement, c'est difficile de savoir ce que tu as en tête et de te répondre. A mon sens, même en étant présent dans la presse spécialisée, le métal extrême n'a aucun accès aux média traditionnels et ne touche qu'une infime frange de la population. Je ne vois pas comment qualifier de "grand public" des styles musicaux qui rassemblent quelques milliers d'auditeurs en France. Je parle bien de "métal extrême", hein. Le milieu nous parait familier car on le côtoie quotidiennement, mais tant qu'on ne voit pas des affiches pour la sortie du dernier Behemoth dans le métro je pense qu'on reste dans l'underground. Après, on trouve toujours un olibrius en mal d'égo pour expliquer à quel point il est plus underground que tout le monde. Ca fait partie des charmes du net.
Oliiv : Je ne me qualifie pas de chroniqueur, si je devais le faire pour bouffer, je serais prêt à remplir des wagons entiers de merde en y mettant les formes nécessaires, heureusement pour moi j’ai un boulot à côté. Sérieusement, c’est pour le plaisir comme le chantait Herbert Léonard, car je me verrais mal écrire des articles sur commande/demande en relatant simplement les faits sans pouvoir m’exprimer concrètement sur le sujet, ou encore pire, faire des compromis. L’Underground, c’est le truc ultime, découvrir et être là avant les autres, c’est à ça qu’on reconnaît plus tard un bon magazine, le flair mec.
Alexis : Être chroniqueur de métal extrême, c’est être chroniqueur underground, non ?! Mais dans le monde du métal extrême, je dirais que je suis chroniqueur grand public (même si pour moi grand public grand l’extrême rime avec In Flames, Dimmu Borgir, Cannibal Corpse mais je reste loin des démos underground, donc on va dire grand public).
G : Combien recevez-vous par mois de matériels à chroniquer (ou de pots de vin si vous préférez) ? Faites-vous un tri ?
Gabsk : Je n’en reçois quasiment aucun ! Marre des promos à la pelle envoyés par des sociétés de promotion qui t’envoies les trucs par 15 alors qu’ils bossent pour plusieurs labels, sans compter qu’ils t’envoient n’importe quels styles ! Je préfère largement chroniquer les échanges, les achats ou les downloads (là, tu as la primeur des choses pas encore sorties, sans l’emmerdeur de Exkrement Worship Records qui passe son temps à insister alors que tu lui as demandé 4 fois de te virer de sa mailing-list). L’inconvénient des promos, est que tu n’aimeras pas 50% des trucs envoyés en moyenne (par ne pas aimer, comprendre l’inverse d’aimer, et pas forcément détester... Un petit clin d’œil à ceux qui prennent tout au niveau du slip) mais il faudra quand même les écouter, faire un article qui se tient... C’est assez fatiguant à la longue, sans oublier que quand tu fais un zine spécialisé tu reçois beaucoup de groupes qui se ressemblent... Beaucoup... Alors comment faire pour ne pas te répéter niveau chroniques et rester cohérent avec toi-même ? Ca deviendrait trop compliqué...
Chris : A une époque on payait de notre personne pour recevoir des promos, Dead et moi avons couché avec la plupart des responsables promos de labels métal pour en arriver là. Maintenant qu’on est casé, on ne fait ça que le dimanche et jours de fêtes. Du coup on en reçoit des palettes entière, on avait pensé à délocaliser notre service Chronique en Chine, mais se posait la question de la traduction et vu que je n’ai fait que 3 mois de cours on a abandonné l’idée... Je saurais pas te dire le nombre exact, mais ça doit tourner à la trentaine, dispatché entre toute l’équipe... faut savoir qu’on travaille avec 95 % des gros labels et un certain pourcentage des petits donc ça fait du volume...
Jim : Je dois recevoir trois ou quatre promos par an ! Les types qui envoient leur matos savent à peu près de quoi traite le zine parce qu’ils sont tombés sur un de mes flyers. Donc pas de pagan core symphonique ; )
Venom : Nous ne recevons absolument rien ; tout ce qui est chroniqué est acheté.
PdL : Le crédo de VS est que tout promo reçu est chroniqué. Ca prend souvent du temps, mais on y arrive. Rien que sur VS, je tourne à une douzaine de chroniques par mois. Ca prend beaucoup de temps. A cela s'ajoute entre douze et quinze chroniques pour HRM tous les deux mois.
Oliiv : On est de gros consommateurs de matos divers et variés tant sur CD que sur vinyle, en tape, en betamax, en dvd, sous les bras et roulés sous les aisselles, pas de limite, ça devient même pire d’années en années. Franchement on arrive même pas à chroniquer tout le matériel qu’on achète, alors bon les promos... Je pourrais vivre sans, tu sais. Cependant on ne les refuse pas, et parfois il y a de bonnes surprises donc si quelqu’un nous demande et du moment qu’il respecte la règle de trois, Black, Thrash, Death, ça me va, on est ouvert à d’autres positions, pourvu qu’elles nous invitent pas à rendre notre repas. D’ailleurs j’en appelle aux labels plus qu’aux groupes, n’envoyez rien sans nous avoir demandé au préalable, sous peine de passer à la trappe. Un pot de vin ? NON. Par contre si je peux vous filer un tuyau, il est possible de soudoyer l’Ennemi, envoyez-lui un digipack numéroté avec quelques babioles collector, il saura, dans sa mansuétude légendaire, vous récompenser en nature.
Alexis : Ca dépend des périodes en fait... Mais en moyenne, je dirais 10/15 par mois. Pour le tri, j’évite au maximum. Les gens m’envoient un truc, je suis respectueux envers eux et j’essaie de le chroniqueur ou de le distribuer au sein de la team.
G : Vous avez des zines papiers que vous appréciez et que vous recommanderiez aux lecteurs de Darkmag ?
Gabsk : J’ai beaucoup de zines papiers, mais la plupart de mes préférés n’existent plus... Je ne vous les conseillerai pas, vous risquez de me les voler, bande de saligauds !!! Actuellement j’aime le zine Putrefactive Effect qui traite de Death Metal et de Brutal Death underground (le seul zine français spécialisé dans le style actuellement, et le contenu est cool !). Sinon il y a pas mal de zines cools, mais il faut globalement savoir lire l’anglais, un anglais pas toujours très bien écrit... Etc.
Chris : Marie-Claire a fait un article franchement top sur la scène Black au Pakistan y’a pas longtemps, mais sinon je lis rarement des zines papiers, ou alors vraiment quand y’a plus rien d’autre pour s’essuyer aux Wcs.
Jim : Allez hop pour la France disons Foedus Aeternus (probablement le meilleur, 11 numéros à leur actif), In Extremis (bon c’est pas vraiment un zine, plus une newsletter, mais Jean la sort tous les mois et demi/deux mois et ça assure), Eternal Fire (en anglais, axé scènes exotiques), Sentinelle, Copula Cum Daemone, Sombres Baptêmes, Franang, Cadaverous Smell, etc. Ensuite il y a les zines qui n’existent plus mais en fouinant vous avez peut-être une minuscule chance de les exhumer : Putrid Dysentery, Liquid of Life, Nihilistic Holocaust (il n’est pas mort mais est passé sur le net) et Mutilating Process. Pour l’étranger, alors là y en a des pelletées mais voici mes préférés : Necroscope, Shrunken & Mummified, Cerberus (malheureusement R.I.P), Necromaniac, Forgotten Chapel, Vomitose, Impact Drill, Horrible Eyes, Blood of the Ancients, Depth Charge, Thrash Attack, etc.
Venom : Non.
PdL : Comme j'ai besoin de me payer une quatrième Porsche, je conseille Hard Rock Magazine à tous les lecteurs. Achetez-en même deux ou trois exemplaires si possible. Sans rire, il vaut mieux chercher le webzine qui nous correspond le mieux sur la toile plutôt que de mettre de l'argent dans les magazines moribonds traitant du métal extrême. Metallian ayant vendu son âme au fil des ans, quelqu'un qui aime le métal traditionnel trouvera sa pitance dans la presse papier, mais pour le reste c'est carrément disette.
Oliiv : Y’a Darkmag, la démarche UG me plaît, également parce que l’Ennemi y travaille, et nous chronique de la musique jeune et bondissante haha. Concernant les zines papier, en France, tu as l’autarcique Sentinelle, les meilleurs, mais également In Extremis, le chroniqueur le plus dingue de tout l’univers, Jim de Putrefactive Effect qui s’accroche dur et a une approche purement Death Métallique qui cadre assez avec mes goûts personnels. Copula Cum Daemone a amené un nouvel élan, je me demande d’ailleurs si un nouveau numéro sortira un jour ou non. D’un autre côté tu trouves Snakepit qui fait un boulot de dingue, mais dont le style rat de bibliothèque est vite crevant car trop biographique et pas assez sensationnel et puéril comme se doit de l’être également un fanzine. Bon après au niveau international tu as de gros calibres, du très gros parfois, de ceux qui te remettent les pieds sur terre, ils sont en anglais donc toujours accessibles au plus grand nombre, Canadian Assault, Horrible Eyes, Gallery of the Grotesque, Slayer, Isten, Necromaniac, Desecration of Virgin, et j’en oublie... Ces mags représentent l’essence même de l’Underground, si tu ne te retrouves pas là-dedans, un conseil : laisse tout tomber et va enfiler des perles.
Alexis : Honnêtement, depuis l’apparition du format numérique, le papier ne peut (malheureusement) pas lutter. Mais si je devais en conseiller un, je dirais bien évidemment Rock One... Hum, Metallian je voulais dire !
G : Bon hormis Darkmag (...), pour quel(s) zine(s) avez-vous le plus de respect ou d'admiration ? Soyez sincères siouplait !
Gabsk : J’aime lire Voices From the Darkside (quoiqu’il y a pas mal de Black metal dernièrement... Fait chier ce nouveau chroniqueur), Guts of Darkness (merci pour toutes les découvertes) et quelques autres...
Chris : VS, car ils assument pleinement leur statut de leader français, et ce n’est jamais évident. Je ne suis pas fan de leurs chroniques, mais niveau news et forum c’est du tout bon ! Metalreview.com, un site Américain mais dont les chroniques sont fabuleuses pour la plupart, j’adore ! GOD, car ils ont la même ambition que nous (ou plutôt l’inverse), ils font peu de promos et j’ai découvert énormément de groupes grâce aux kros de Pokemonslaughter entre autres ! Et c’est à peu près tout, je ne visite plus que très rarement les autres...
Jim : Ca dépend, tu parles des fanzines ou des webzines ? Pour les fanzines voir la question 16. Pour les webzines il y a Darkmag (tu me dois une bière Guudrath ;)), Nihilistic Holocaust (c’est juste parce que j’ai des actions chez Gab), Voices From the Darkside, Abhorrent Decay, Death Metal Side (j’ai l’impression qu’il marche un peu au ralenti ces dernières années)... Je suis pas un gros fan des webzines. Je ne remets pas en cause leur travail, je sais qu’ils sont menés par des passionnés, c’est juste qu’ils ont un peu tendance à jouer le jeu des labels et à foutre des pubs partout. Tu prends V-Solutions par exemple, la première page... c’est une pub !
Venom : Aucun, même pas pour Darkmag, que je ne connaissais pas avant.
PdL : En étant sincère, aucun y compris Darkmag. Comme je le disais, je ne lis que rarement les collègues. Je ne me suis jamais assez retrouvé chez un chroniqueur pour suivre sa prose régulièrement et avoir un jour l'occasion de l'admirer. D'autant plus que nous recevons souvent tous le même matériel promotionnel. Donc, je me débrouille tout seul en farfouillant sur le net à la recherche de sang frais.
Oliiv : La valeur symbolique c’est Slayer Mag pour sa longévité et son impact sur la scène Underground. Il n’est pas le seul non plus mais cela reste le symbole le plus fort à mes yeux, faire un ou deux numéros c’est à la portée de beaucoup, alors que continuer une parution plus ou moins régulière durant 10 ans, c’est déjà un exploit. Je n’ai pas de modèle au sens strict du terme, car j’estime que le plus important, c’est de chercher à faire son truc, d’injecter sa personnalité, et surtout de proposer un travail de qualité qui reste dans les normes imposés par le fanzine. Faire un zine qui ressemble à un roman, c’est pas bandant, et c’est complètement à côté de la plaque.
Alexis : Le VS Webzine évidemment. C’est un monument parmi les webzines métal. Sinon Thrashocore (ils ont un bon contenu). Et je viens de découvrir un site de métal technique / prog en anglais mais j’ai oublié le nom.
G : Le metal se disloque non ? On trouve aujourd'hui un grand nombre de genre, avec des sous-genres, et des styles dans ceux-ci, et finalement nous obtenons une gigantesque toile d'araignée, dont chaque noeud représente un groupe... A quoi attribuez-vous cela ? Quelle est votre opinion sur cette diversification de la musique ? Appréciez-vous cela, ou était-ce mieux avant ?
Gabsk : Depuis que je connais le métal, il y a toujours eu de nombreux genres... Mais l’information circulait moins vite, donc les musiciens et auditeurs étaient peut-être moins influencés... Quant aux nombreuses multi sous catégories, une partie résulte d’un superbe flan motivé par le besoin de chaque groupe de se différencier de la quantité infinie de musique disponible sur le web, et qu’il faut également essayer de trouver une appellation pour tenter de décrire un style plus ou moins hybride... Mais bon de là à parler de nouveau style ou de nouvelle révélation à chaque fois, faut pas abuser... C’est juste un nouveau croisement entre quelques styles qui existaient déjà... Je suis partagé sur la diversification, si la musique est vraiment bien c’est très bien, si elle n’est pas particulièrement intéressante ça ne m’intéresse pas plus que ça (sans parler des trucs rigolos lol)... La mode actuellement réside dans le fait d’être original, mais comme d’hab ça ne change pas le pourcentage de groupes vraiment bons... La finalité n’est pas de créer un ‘nouveau style’ ou d’être le plus original à tout prix, mais de faire une musique avec un maximum de feeling, et avec personnalité...
Chris : Je trouve ça sympa perso, entendre un groupe comme Between The Buried And Me et être incapable de le qualifier vraiment ni de Hardcore ni de Postcore ni de Death (certains vocaux)... c’est chiant à chroniquer par contre ! Mais à l’écoute ça fait vraiment envie, et ça peut t’amener vers d’autres styles que tu n’aurais pas pensé apprécier. Bon après ça a créé des sous mouvements comme le Métalcore dont la plupart des nouveaux représentants sont insipides à mon goût, mais je pense que le métal ne peut survivre qu’en se diversifiant sinon il mourra... Après, l’approche Francis Cabrel se comprend, c’est sur que pour un amateur de Thrash, les années 80 ça semblait n’être que du bonheur, l’age d’or de Slayer, Metallica, Megadeth et les autres moins connus... Mais sûrement qu’à l’époque les mecs rêvaient déjà en secret d’un groupe de Death mélo à la old – In Flames ou d’un Fear Factory, sans savoir que ça existerait 10 ans plus tard ! :p
Jim : Le métal ne se disloque pas, il évolue. Il y a une évolution dans chaque style, on fait des mélanges, on expérimente, avec plus ou moins de succès. Le pire c’est toute cette vague métalcore, émo machin ou pseudo indus métal avec des merdes comme H-Tray, Mnemic, GTI, Deathstars, et tous les blaireaux leur emboîtant le pas. Le son évolue aussi. Maintenant les groupes vont dans des studios renommés et sortent avec un son en béton armé. Tu me diras, c’était aussi le cas dans les 90’s avec le Morrisound, c’est pas faux mais c’était pas aussi saturé de groupes. Putain que des groupes de death ! Les autres trous du cul de Mayhem qui crachaient sur le death parce que c’était trendy, n’étaient pas ce qu’ils sont aujourd’hui, héhé, il doit en faire des bonds dans sa tombe le père Euronymous ! Je vais pas faire le vieux con, hey j’ai que 30 balais, c’était cool avant et aujourd’hui aussi c’est cool : Bloodbath, Anata, Nile, Drawn And Quartered, Nerlich, Ghoul, Funebrarum, Necrovation, Spawn of Possession, Ares Kingdom, Bloody Sign, Amethyste, Nominon,... y a de quoi faire quand même !
Venom : Depuis toujours on nous dit que le metal se disloque. Personnellement, je n'aime pas les mélanges.
PdL : Pour se démarquer, beaucoup de groupes s'auto-baptisent d'un style propre. Un descriptif original est même réclamé par les labels ou orgas de concerts pour "attirer le chaland". Mais bien souvent, on retombe rapidement sur la même poignée de références. Plutôt que de voir une gigantesque toile avec des groupes originaux à chaque nœud, je vois plutôt un grand nombre de groupes qui jouent continuellement des mêmes influences. Peu de formations méritent vraiment d'être traitées à part, tellement l'originalité manque dans le tsunami des sorties. Sinon, j'apprécie beaucoup la mixité des styles ; ça peut donner le meilleur comme le pire. Ca serait bien que des labels évitent de signer le pire par contre.
Oliiv : Depuis les temps anciens, le chroniqueur a toujours jonglé avec les étiquettes, tentant au mieux d’aiguiller le lecteur, de l’inviter ou de le dissuader si nécessaire. La musique évolue contrairement aux idées reçues, elle devient toujours plus variée. Les étiquettes ont toujours été confuses, d’ailleurs c’est au moment où tout devient clair que l’on peut parler de stagnation. Quand Bathory est arrivé personne n’a dit : « Putain ce groupe fait du bon Black Metal » ni même que Archgoat faisait du Black Metal quand le groupe jouait au début des années 90. Les difficultés seront toujours les mêmes, comment cataloguer ce qui n’est pas encore clairement défini par des notions simples et facilement identifiables, surtout si le style en est à ses balbutiements ? Pas easy du tout. Cette toile comme tu l’as décrite toi-même n’est pas si vaste en fin de compte, on peut compter sur des regroupements pour nous faciliter la vie, beaucoup de groupes jouent dans la même catégorie et sont volontairement ou non influencés à divers degrés, et c’est à ceux-là que l’on colle des étiquettes. Ce n’est pas éliminatoire pour autant. La diversité est la bienvenue, si on en reste dans le respect du Metal. Et oui j’aime bien la « diversification », tout le monde en ressent le besoin à un moment donné. Je ne crois pas que c’était mieux avant ni que ce sera pire après, tu dois chercher par toi-même les valeurs qui te correspondent à travers la musique.
Alexis : Je trouve que c’est une bonne chose. Je suis pour la diversité des styles et de la musique. Par exemple, quand j’écoute un groupe comme Between The Buried And Me, The Black Dahlia Murder, Nile, Opeth & co, je me dis que la diversité (et indirectement les sous-genres) est une bonne chose ! Après les styles du type « brutal thrash/death postcore » sont plus marrants que navrants.
G : Question incontournable : donnez-moi 5 ou 10 albums indispensables.
Gabsk : Réponse incontournable : Non.
Chris : Fastoche ! At The Gates – Slaughter of The Soul, In Flames – Colony, Naglfar - Sheol, The Crown – Crowned In Terror, Dying Fetus – Destroy The Opposition, Hypocrisy – Hypocrisy, Misery Index – Retaliate, Slayer – Seasons in the Abyss, Dark Tranquillity - Projector...
Jim : J’aime bien ce genre de questions parce que demain je te donnerai 10 autres albums, mais c’est pas grave, allons-y : Morbid Angel – Altars of madness, Death – Spiritual healing, At The Gates – With fear I kiss the burning darkness, Carcass – Necroticism, Abhorrence – Vulgar necrolatry demo & 7”EP, Sinister - Hate, Pestilence – Consuming impulse, Sadistic Intent – Ancient black earth, Incantation – Diabolical conquest, Possessed – Seven churches. Merde c’est déjà fini...
Venom : Bathory : The return, Bathory : Bathory, Bathory : Under the sign of the black mark, Hellhammer : Apocalyptics raids, Venom : Black metal.
PdL : Diantre, la question de l'impossible. Pour les classiques, en restant ciblé sur le black, je dirais Anthems to the Welkin at Dusk d'Emperor, Nemesis Divina de Satyricon, Ceremony of Opposites de Samael, Frost d'Enslaved et Vempire de Cradle of Filth. Moins classiques, je dirais The Art of Dreaming de Golden Dawn, Slaughtersun – Crown of the Triarchy de Dawn, Blood in Our Wells de Drudkh, Si Monumentum Requires, Circumspice de Deathspell Omega, Blodsband de Sigrblot. Aujourd'hui, je dirais ces dix-là. Demain, ça sera sûrement différent. Il y a quand même quantité de bons albums et beaucoup m'ont marqué. En me relisant, je vois que je pourrais modifier des choix. Arf, tant pis...
Oliiv : Impossible de répondre à une telle question, je ne fais pas ma vie en fonction de 5 albums, de 5 films, de 5 marques de bretzels, tu vois le tableau, je conçois la musique et la vie par extension comme une multitude d’expérience, de sons, d’images, dont tu te nourris. Puis tu digères le tout, et si les sucs gastriques t’ont pas tout sifflé, tu t’en sers pour bâtir ta propre réflexion et arriver à tes propres conclusions, pas pour affiner ton best-ever du film, du disque, ou du Kamasutra.
Alexis : J’ai toujours aimé cette question, mais quand c’est à toi de répondre, la donne est différente ! Alors je dirais mes cinq préférés ou qui m’ont le plus : Death – Individual Thought Patterns, Nile – In Their Darkened Shrines, Septic Flesh – Sumerian Deamons, Between The Buried And Me - Alaska, Necrophagist - Epitaph.
G : Quelle question auriez-vous aimé que je vous pose ? Si possible, répondez-y pendant que vous y êtes !
Gabsk : Pourquoi tu ne veux pas faire partie de mon super webzine ??? Pourquooooooiiiiiiiiiii ???
(Pleurs désespérés de Guudrath) (NdG : ahahahahah !). Réponse : Car il y’a beaucoup trop de Black Metal ! (Vomi de Gabriel).
Chris : Je vais te faire un chèque de 100 000 euros pour avoir répondu à cette interview, es-tu d’accord ? Mais bien sur, je prends la CB aussi pour info
Jim : « Mon site Darkmag regorge de chroniques black metal, et il manque cruellement de métal de la mort, tu pourrais pas me pondre quelques kros ? » Oui bien sûr.
Venom : ?
PdL : J'aurai bien vu des questions sur l'implication des chroniqueurs dans la vie musicale proprement dite, comme tu as pu l'évoquer pour la production. Ca aurait été intéressant de savoir qui est réellement musicien parmi les scribouillards ou qui s'implique dans l'organisation de concerts ou autres activités proches de la scène locale. Y répondre ? Ah ben fallait la poser.
Oliiv : Ca fait près de trois heures que je te réponds, et là tu cherches encore à m’achever. Tu peux y répondre toi-même si tu veux, ça te fera participer un peu. Questions : Doit-on obligatoirement faire en sorte que son zine plaise à tout le monde, pour reprendre la fameuse expression: mettre de l’eau dans son vin ? Et dans le même rayon : La diversité est-il un facteur d’appréciation du zine ? Si oui, pourquoi ? T’aurais aussi dû demander si le chroniqueur était un collectionneur, et demander des photos, on aurait pu l’avoir plus grosse qu’en arrivant.
Alexis : J’ai trouvé ton interview très complète donc je ne vois pas quoi rajouter. Enfin si, une petite question (traditionnelle) sur le P2P aurait pu être la bienvenue mais j’en ai déjà parlé un peu plus haut.
G : Tout metalhead qui se respecte a sa bière fétiche. Pour ma part, je ne bois que de la brune - trop selon ma femme - et je serai votre ami pour la vie si vous m'offrez une Rochefort 10...
Gabsk : Je ne bois que du lait, écrémé et avec un petit zest de fraise de préférence, donc je ne te serais d’aucun secours (Pan !!!).
Chris : Leffe, Carlsberg, Hoegaarden, Affligem, Chimay, Grimbergen... Tant que la qualité est là je suis pas difficile ! Ma bière préférée reste quand même une bière que j’ai bue dans une brasserie à Cologne, faut absolument que j’y retourne un jour, c’est une bière aromatisée au Speculoos (un gateau d’Alsace), absolument sublime...
Jim : Si un jour on se rencontre ça ne me dérange pas de te payer une mousse. Ma bière fétiche ? La Graffenwalder, 34c le ½ litre au Lidl du coin.
Venom : Je ne bois plus trop, mais un Jack Daniels ne se refuse jamais.
PdL : Je ne trouve plus près de chez moi cette bière québécoise qui s'appelle "La Fin du Monde". Dommage, c'était tout un programme triple fermenté qui valait le détour. Avec les années, je suis plutôt passé à la vodka et notamment au russe blanc.
Oliiv : Je préfère les blondes, comme je préfère le blanc, maintenant je ne suis pas le spécialiste ès alcool, je te citerai quand même Chimay triple, Hoegaarden, Leffe, 1664, Floreffe, Duvel, et Krokronenbourg, majoritairement du Belge, une sympathie pour des bières exotiques avec des noms évocateurs, delirium tremens, mort subite, maudite. C’était une question à poser à notre rédac’tueur en chef, c’est lui le baron de la bière.
Alexis : Pour ma part, je suis plutôt amateur d’une bonne blanche avec une petite rondelle de citron. Je sais que ça fait plus gonzesse que death métalleux, mais qu’est que tu veux... !
G : Je vous remercie grandement de bien avoir voulu prendre sur votre temps pour répondre à ma curiosité. Les deniers mots sont à vous !
Gabsk: Tu vas voir ta gueule à la récré !!!
Chris : Merci à toi pour l’idée de l’interview, qui est bonne, j’espère ne pas avoir été drôle et en avoir trop écrit, à priori c’est gagné ! Je te laisse les derniers mots, j’ai plus faim en fait... Merci
Jim : C’est moi qui te remercie, je me rends compte du temps que ça prend de répondre aux interviews. Je m’excuse auprès des groupes que je harcèle quand ils tardent à répondre, je comprends mieux maintenant !
Venom : Vive le old school !
PdL : Merci pour cette interview aux cobayes originaux. Ca fait bizarre de se faire questionner. Bonne continuation aux confrères de Darkmag. Satan Président !
Oliiv : Tu as fait du bon boulot, c’était sympa’ de répondre à cette interview, qui pour la première fois est réservée aux chroniqueurs, (quoi de mieux que se faire mousser entre collègues) maintenant je sais ce que ça fait. In hell we trust !
Alexis : Merci à toi et j’espère que vous tous, lecteurs, continuerez à aller sur nos webzines pour lire nos chroniques/news/interviews/lives reports... N’oubliez pas que les CDs, ça s’achète, et que les concerts, c’est fait pour être vécu ! Bonne continuation à tous. Stay brutal !
Gabsk / Nihilistic Holocaust Zine : http://site.voila.fr/NIHILISTIC
Chris / Thrashocore : http://www.thrashocore.com/
Jim / Putrefactive Effect Zine : cbeautour@aol.com
Venom / Bells of Armageddon : http://bellsofarmageddon.free.fr/
Prince de Lu / VS Webzine : http://www.vs-webzine.com/
Oliiv / Foedus Aeternus Zine : http://www.foedus-aeternus.net/
Alexis / U-zine : http://www.u-zine.net/
|