darkBlog

mercredi 15 septembre 2004

"Je consomme donc je suis", c'est bien vrai, ça aussi

Une fois n'est pas coutume, je réagis à nouveau (ça ne fera que la 3ème fois ce soir, hein) à un billet de JMF, dans lequel il évoque son indignation vis à vis des pratiques mercantiles exercées par des centres d'aide aux personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer.

Ce soir, je regardai le journal régional de France 3 (Ile-de-France donc), dans lequel a été diffusé un reportage sur la version djeunz et fashion des galeries Lafayette (Lafayette VO). Jusque là rien de bien méchant, j'y suis moi même passé par curiosité il y a quelques jours : un DJ aux platines, de la musique électro en fond sonore, des murs taggés de divers slogans plus ou moins anarchistes, des baggies et autres jeans délavés partout, bref, tout ce qu'il faut pour devenir toi aussi la star de la cours du collège avec tes airs de skateur-rebelz-fan-de-linkin-park (mais skateur-rebelz fortuné quand même, c'est que ça coûte cher, les jeans usés galeries Lafayette).

Je n'en parlerais pas si un passage du reportage ne m'avait pas particulièrement choqué. En effet, un responsable expliquait qu'ils tâchaient de se positionner auprès des jeunes adolescents (jusque là rien d'extraordinaire), et que pour ce faire, ils fréquentaient les sorties des écoles afin de repérer, dans les groupes d'élèves, les "leaders" et ce pour leur proposer de porter gratuitement leurs gammes de vêtements, afin qu'ils exercent une influence directe comme indirecte auprès de leurs petits camarades. Et dans l'affaire, évidemment, je n'imagine que trop bien la réaction de ce jeune public : wow, cette enseigne est top cool, et peut-être même que, moi aussi, si j'étais in et que les meufs me kiffaient, ils me donneraient des fringues pour walou.

Je me passerai de toute autre analyse et vous laisse seuls juges, mais je tiens quand même à conclure ce billet en citant George Abitbol : "Monde de merde".

Dis, euh.. et la preview ?

Sous ce titre de billet fortement - et à titre exceptionnel - dosé en private joke se cache la surprise que je viens d'avoir en lisant les commentaires du blog de JMF en découvrant que l'ami Moon, accessoirement président de l'association Saturday LAN Fever dont JMF et moi faisons parti, vient d'ouvrir ("à son tour", oserais-je dire) son blog. Bon courage à toi, en tout cas !

Les Moon, c'est tous des branleurs.

"Le code ne meurt jamais", c'est bien vrai

Il y a peu ou prou 3 mois, JMF disait que le code ne mourait jamais. Je citais par ailleurs en commentaire mon expérience la plus marquante à ce sujet : le plugin Admin_Karaoké, un plugin pour les serveurs dédiés de Counter-Strike permettant aux joueurs disposant d'un micro de s'adonner aux joies du karaoké en cours de partie.

Il est amusant de noter que ce plugin est initialement né sur une boutade de l'ami Snip ; nous cherchions à l'époque un sujet simple pour découvrir les possibilités de l'AScript (le langage de scripting d'AdminMod, à la fois boite à outil surpuissante pour les serveurs dédiés d'Half-Life (HLDS) et mini plateforme de développement), ce qui faisait alors parti d'une étude plus globale dans le cadre de mon stage de fin d'études de Maîtrise (ahum). L'idée a été lancée sur le ton de la plaisanterie, et voilà que 4 jours et des heures d'écoute et de synchro d'Alexandrie, Alexandra plus tard, le plugin, baptisé "Admin_Karaoke" (il était à l'époque tendance de préfixer ses plugins AM par "Admin_"), était opérationnel.

Soumis au site d'AM, il fut ajouté 6 mois plus tard sans que j'en sois averti. Mais je m'en aperçu bien vite, puisque dès lors et à mon grand étonnement, j'ai très vite été aspergé de mails demandant des explications sur l'utilisation et la configuration, à tel point qu'un an plus tard j'ai rédigé une aide dans un anglais approximatif, vu que je passais le plus clair de mon temps à répondre aux mêmes questions.

Un an a passé, et je reçois toujours, certes moins qu'il fut un temps, des mails au sujet du fonctionnement du plugin (mails auxquels je m'empresse de répondre en indiquant l'URL de l'aide, vous vous en serez doutés). Mais le plus étonnant dans cette histoire - et ce qui m'a soit dit en passant donné envie d'en parler - est arrivé voilà une quinzaine de jours : un certain NiThoJu m'a contacté (enfin, a tout d'abord contacté le camarade Snip qui a transmis, mais je vais vous épargner ces détails) pour me signaler qu'il a réalisé un titre pour le plugin (et dieu sait que c'est long et chiant), jusqu'à présent limité aux airs de Claude François, et de surcroit d'un grand artiste de renommée internationale (et qui semble au passage avoir quelques problèmes d'acné, à en croire la pub pour le dernier Public dans le métro) : Britney Spears, avec son titre phare "Baby one more time".

Au final, ce qui m'aura étonné le plus dans cette histoire, et outre le fait qu'un plugin écrit en 4ème vitesse voilà 2 ans et demi soit encore fonctionnel, bien qu'il y ait eu entre temps moult versions d'AdminMod, de MetaMod (le framework sur lequel se base AM) et je ne sais combien de versions d'HLDS, sans compter qu'entre temps la structure des répertoires et des fichiers de configuration a complètement changé (cf la "charte" d'United Admins) et que tout passe désormais par Steam -- bref vous l'aurez compris, un paquet de choses a changé, c'est bien qu'il y ait des gens capables d'apprivoiser un bout de code laissé à l'abandon, de l'enrichir selon leurs envies et leurs besoins, et enfin de partager le fruit de leur labeur. C'est sans doute là d'ailleurs la force de l'open source, et bien que je n'ai jamais douté de cette dernière proposition, c'est toujours une expérience passionnante à vivre. Définitivement, le code ne meurt jamais.

G3t V!agr4 f0r fr3e

Vendredi dernier, 20h37, premier lancement de Thunderbird en 6 jours :

Receiving message 16 on 1834

Bref, une semaine comme tant d'autres (message à Ludwig : battu :). Juste pour le sport, et sans passer par la case Photoshop, qui dit mieux ?

mardi 14 septembre 2004

ATI Catalyst 4.9 pour Radeon Mobility ?

Oui, et toujours avec le Mod qui va bien, mais par contre, pas pour les écrans widescreen.

En effet, les drivers ATI Catalyst 4.9 viennent de sortir, et comme d'habitude, apportent leur lot d'optimisations diverses et variées, et à en croire ces benchs, notamment pour UT2004. Bien, encore quelques FPS grapillés ci et là.

Malheureusement, dans l'empressement ou dans l'euphorie du moment, ATI semble avoir oublié qu'il y a, sur terre, des gens qui utilisent des écrans widescreen - et notamment votre humble serviteur -, et pas uniquement sur laptop ou chez Valve, d'ailleurs (on commence en effet à voir des écrans TFT widescreen dans le commerce).

En geek averti, j'ai donc installé ces drivers sans précaution aucune, et me voilà ainsi réduit, depuis le début de la soirée, à du 1024x768, alors que la résolution native de mon écran est du 1280x800. Certes les 2 bordures noires donnent un petit coté film de vacances des années 60 du plus bel effet, mais j'aimerais bien quand même retrouver l'intégralité de la surface de l'écran, un jour, histoire de. Evidemment, pas la peine de songer à télécharger la 20aine de Mo des Catalyst 4.8 depuis mon téléphone en GPRS..

Dans tous les cas, par le passé j'ai toujours fuis ATI car bien qu'ils faisaient des cartes de très bonne qualité, ils n'ont jamais été capable de sortir un jeu de drivers correct (rappelez vous, les ATI 128.. Ah, que j'étais heureux de posséder une Geforce !). Cela semblait s'être amélioré ces derniers mois avec la série des Catalyst, mais à en voir cette nouvelle mouture et l'usine à gaz de 40 Mo codé en .NET qui fait office de nouveau Control Center (notez qu'il est déjà sorti, je n'arrive plus à retrouver la news à ce sujet), je commence à avoir de sérieuses interrogations quant à ce que nous réserve ATI.

En tout cas c'est décidé, la prochaine carte pour mon ordinateur de bureau sera, une fois de plus, une nVidia !

lundi 13 septembre 2004

Podium, version (trop) longue ?

Bien souvent, en matière de films, les versions longues (que je confondrai volontairement aux director's cut afin de simplifier mes propos) sont des versions plus alambiquées, personnelles - ou tout du moins plus complètes - des métrages sortis au cinéma en versions écourtées voire, hélas, simplifiées, ciblant ainsi un public plus large et familial.

Bien souvent également, en très modeste cinéphile que je suis, je préfère très clairement les versions longues aux versions théatrales, tant celles-ci permettent au réalisateur de mettre au point un montage plus abouti. Il n'y a qu'à voir les versions longues de la trilogie du Seigneur des anneaux, d'Abyss, de l'Effet Papillon ou encore de Terminator 2 pour en être convaincu (j'ai cité ici les premiers qui me sont venus à l'esprit, ce n'est aucunement préférentiel).

Pour en venir au vif de ce billet, j'ai eu la possibilité de regarder Podium en version longue hier soir. J'avais d'ores et déjà vu la version théatrale au cinéma, que j'avais par ailleurs adoré, en grand fan de Benoit Poelvoorde depuis bien des années (C'est arrivé près de chez vous, M. Manatane.. ).

Et bien je dois avouer que la déception fut grande, et c'est l'une des premières fois - sinon la première fois - que je préfère, de loin, le montage théatral au montage "long". Sans vouloir spoilier ceux qui comptent le voir un jour, les (nombreuses et longues) scènes supplémentaires n'apportent clairement rien au film. Pire, elles lui causent du tord ; ainsi immiscées ça et là, de part leur platitude la plus navrante, elles brisent très nettement le rythme initialement bien fiscelé du montage théatral, ce qui rend au final le film plutôt fade et insipide.

On se rend cependant compte au visionnage qu'un paquet de scènes qui n'apparaissent pas dans la version théatrale ont été tournées et montées, on imagine ainsi mieux la volonté de les rentabiliser avec la sortie de cette édition collector qui fait l'objet de tant de pub. Heureusement, et peut-être dans un moment de lucidité, l'éditeur aura songé à glisser la version cinéma dans l'un des 3 DVD du coffret. Les fans pourront toujours se réconforter de leur achat en regardant les nombreux bonus du 3ème DVD.

Vérifier un objet en LotusScript

En POO, on est souvent mené à vérifier si un handler a été instancié. Cela fait parti des opérations que j'estime les plus basiques et naturelles. Et pourtant, jusqu'à peu, je n'avais jamais réussi à le faire en LS sur un objet de type Variant (un fourre-tout qui peut être typé en tout et n'importe quoi -- voilà qui rend le code plus lisible et compréhensible, vous en conviendrez).

Cela ne m'a jamais posé de problème avec tous les autres types d'objets cela dit, un simple if (obj is Nothing) then faisant parfaitement l'affaire. Mais non, pas avec les Variant, cela aurait été trop simple. J'ai testé tout un tas de syntaxes farfelues, au fil des situations auxquelles j'ai été confronté à un tel problème/besoin, telles que (obj is Null), (obj = Null), (obj = Nothing), etc. Mais rien à faire, impossible de vérifier si le Variant a été instancié, cela génère irrémédiablement une erreur 13 type mismatch.

Alors à défaut d'arriver à mes fins, je recodais dans la mesure du possible l'agent en Java, un langage que je n'ai jamais vraiment porté dans mon coeur mais dont j'ai appris à aimer la pratique depuis que le LS est devenu mon quotidien, ou, quand le temps me faisait défaut, j'implémentais une gestion d'erreur (enfin, si on peut appeler ça une gestion d'erreur.. On Error plop Goto label) spécifique sur le bloc incriminé -- en cas d'erreur, je savais que le Variant n'avait pas été instancié. C'est du haut niveau, non ?

Tout ça pour dire, voilà quelques jours, j'ai à nouveau été confronté à ce fameux problème. Mais cette fois-ci c'était différent, un collègue a été capable de m'expliquer comment faire : "Ben voyons Olivier, il faut utiliser la fonction IsObject() !". Comme si ça coulait de source. Il convient donc de mettre en oeuvre la chose comme suit : if (IsObject(obj)) then. Voilà, c'est tout. Et ça marche. 10 mois pour trouver ça. Utiliser une comparaison à l'entité Nothing dans 99% des cas, et une fonction spécifique qui sort de je ne sais où pour le pourcentage restant, ça résume bien ce qu'est le développement Lotus. Pitié, je veux refaire du Java !

jeudi 2 septembre 2004

Paris Carnet, rapide bilan

Je rentre à l'instant de l'édition de septembre de Paris Carnet, et je dois admettre que cette première participation m'a beaucoup plu, et au final le bilan est plutôt positif : j'ai pu y rencontrer des personnes très intéressantes que je ne connaissais que par blog interposé (Sam, Olivier Meunier), des personnes dont je ne soupçonnais même pas l'existence mais toutes aussi intéressantes que les premières (Bix, Lunar, et bien d'autres), et même des personnes que j'ai cotoyé voilà plusieurs années sur IRC quand j'étais jeune et n'avais pas de poils (hein Neuro).

Seul regret au final, il y avait tant de monde qu'il me fut impossible d'échanger plus de quelques paroles avec la grande majorité des participants (paroles qui se résumaient en général à "hey, excuse moi je peux passer ?", "ah ouais, je suis allé une fois sur ton blog, c'était d'ailleurs plutôt chiant" voire encore "dis, je peux te prendre en photo ?").

D'ailleurs au sujet des photos, je tacherai de coller ça quelque part ce week-end et de les linker sur le Wiki. Dans tous les cas, je possède pas loin d'une quarantaine de portraits (flous pour beaucoup, malheureusement), ce qui me laisse croire que le nombre de participants s'élevait au moins à 40 (attention, j'ai fais des études), et ce sans compter la douzaine de touristes qui a débarqué aux alentours de 22h00.

Je me suis sauvé vers 22h30 sans dire au revoir (désolé d'ailleurs, hein), abandonnant ainsi JMF aux toilettes, puisque je commençais à avoir plutôt mal au crâne (ce qui semble soit dit en passant se transformer en une bonne grosse crève de Creutzfeldt Jacob, joie) et que je craignais que l'hôtel soit fermé à mon retour (et comme vous lisez ce billet, vous l'aurez deviné, il n'en était rien).

Dans tous les cas, voilà une expérience enrichissante (au sens figuré uniquement, puisqu'à 7 € la bière je me suis plutôt ruiné sur ce coup), et je participerai avec grand plaisir à la prochaine session d'octobre pour peu que je sois encore sur Paris (et il n'y a à priori aucune raison pour que ce ne soit pas le cas).