 Quel contraste entre ce que nous relate la fiche promo et l’écho que mon collègue de Foedus Aeternus m’avait balancé. D’un côté on a le droit à un groupe aux capacités phénoménales, du jamais entendu, le truc ultime aux influences les plus diverses allant du prog’ seventies au metal polyrythmique. De l’autre côté, un groupe de black nazebroke aux titres faisandés. Ça fait quand même un monde entre les deux... L’explication en est bien simple, même si je ne partagerai pas les louables qualificatifs exposés par le label, c’est tout simplement parce que le groupe s’est sorti les doigts du cul et a trouvé l’inspiration.
Concrètement le groupe helvète pratique un death metal dynamique aux influences diverses et fort bien assimilées, avec un côté expérimental et déstructuré m’ayant vraiment rappelé Pan.Thy.Monium. Les titres sont très metal mais vont vers des moments jazzy excellents mais trop courts et parfois se perdent dans des méandres noisy obscurcissant l’ambiance de l’album. Et c’est en cela que le groupe gagne en puissance et en cohérence, c’est que son album ne s’aborde pas comme une collection de titres qu’on écoutera de manière découpée, mais à la manière de ceux qui écoutent encore des vinyls, on pose le CD, et on se laisse embarquer dans un voyage tumultueux et surprenant. Bien que plus orienté vers la brutalité, encore que j’espère que le mix promo que j’ai diffère de celui de la version finale car il ne rend pas justice au travail sur les arrangements, le groupe se dégage des plages plus entraînantes, bien vu pour la scène, voire même mélodiques et c’est vraiment dans ces moments que les zicos excellent, en témoigne le morceau instrumental qui clôture l’album – on fera toutefois abstraction de la plage fantôme débilos.
Un album riche et très intéressant, plus un trip à se taper plutôt qu’une douce musique à se mettre pendant le ménage.
Verdict :
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