 Toujours ces photos des forêts finlandaises. La passion des nordiques pour leurs paysages est sans limite. Ils la chantent et la défendent. Comme les Vordr dans ce III-ème opus, inattendu, inespéré par tous les fondus de la cervelle maniacs du combo, dont je suis certainement le plus féroce dans notre Héxagone. Pour moi, Vordr est rien de moins que l'un des dix meilleurs groupes de metal extrême de notre bonne vieille terre. "Metal Extrême", car même si Vordr se rapproche dangereusement du Black Metal et du Black-Thrash punkisant, Vordr reste fidèle à lui-même et nous fournit là un bon train de hits à la Vordr, tout simplement.
J'ai résumé ci-dessus en quelques mots les différents styles dont s'approche celui de Vordr, inutile donc d'en faire plus. Faites-moi plaisir, allez lire mes écrits des deux autres. Je vais juste rajouter que cet album est plus lourd et gras que le précédent, parfois plus furieux, lâché en 2005, chez Nykta toujours. Vordr ne fait pas dans le blast, mais les guitares rugissantes, la production brute de décoffrage au gros grésil, bien "crue" et la folie, la folie véritable et diabolique de Gand le gratteux-vocaliste, en font en soi une grenade lancée en plein visage. Mais Vordr semble incorporer, sur certains morceaux, toute la lourdeur du stoner/sludge typique du sud des Etats-Unis à sa musique, donnant encore plus de catchy à leur metal qui l'est déjà à la base. Egalement, je rajouterais qu'il y a quelque chose de plus fou, effectivement, mais aussi de plus désespéré, comme si Vordr se magnait d'en terminer, sachant notre Fin à tous bien plus proche qu'initialement prévue... Il y a urgence, il y a précipitation, et fureur. Leur nature est en danger – nos vies avec. Les loups hurlent à la Lune...
Oui, plus de flammes et de ténèbres, plus de folie, de désespoir, plus necro et gras (le son de la prod’ en fait, pourra rappeler celui des derniers Nehëmah) et catchy aussi cette troisième offrande de Vordr. Vordr s'applique à se retranscrire le plus fidèlement possible, loin de toutes idées, toute mouvance. Black Metal, Punk, Thrash, voire Stoner, comme vous voulez : c'est Vordr. Le trio est à la croisée et forme un noeud de la toile sans lequel celle-ci tomberait en déliquescence... Un excellent troisième chapitre, qui mérite plus d'écoutes que les précédents certes car plus hermétique, mais qui est tout aussi bon.
Verdict :
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