 Originaire du Québec, Thesyre, dont la naissance remonte maintenant à huit ans, s’est tout d’abord signalé par quelques titres distillés sur diverses compilations et autres démos avant que ce premier album éponyme ne sorte sur le label Ascent Records.
Composé entre autres de membres ou d’anciens membres de Decayed Remains, Sloatvean et Frozen Shadows, Thesyre propose une musique assez éloignée du black metal traditionnel. Dés les premiers accords de Propagandart, on est frappé par la production puissante et claire et par ces riffs simples et catchy qui vont à l’essentiel. Les morceaux, très courts en général, évoquent une version primitive de Gorgoroth ou de Satyricon et tiennent, pourquoi pas, d’une version black’n roll de Ad Hominem. Malgré cette forme apparemment minimaliste de la structure des compositions, la formation québécoise parvient à leur insuffler un parfum sulfureux au travers des rythmes rigoureux de sa batterie et de ses riffs efficaces qui impriment immédiatement l’esprit de l’auditeur. En outre, bien que le mid-tempo demeure prédominant, le groupe s’autorise quelques montées de fièvre, notamment sur les imparables Propagandart, The Cleansing et Creed. Mais ce qui le distingue vraiment réside dans ce côté old-school, presque punk par moments, et dans ces passages mémorables tels ce titre, La Grande Finale, en français ou Ashes au break déclamatoire et accusateur.
De l’artwork froid et distant aux rythmiques martiales, ce premier enregistrement risque fort de marquer les esprits en se faisant le porte-parole radical du constat critique d’une société dégénérescente.
Verdict :
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